jeudi 22 mars 2012

Portes ouvertes de La Chapelle

Pour le retour des beaux jours, nous vous convions à venir manger, écouter, regarder, sentir, boire, participer aux différentes disciplines et activités proposées à l'occasion des Portes ouvertes de la chapelle.

Pour cette seconde édition, les six lieux participants se mobilisent pour vous offrir une programmation aussi éclectique qu'alléchante.

Au menu, de la danse, du cinéma, de la musique, des installations, du théâtre, des expos... tout au long du week end du 30-31 mars et 1er avril, nous vous invitons donc à parcourir le quartier de La Chapelle et à vous arrêter au jardin d'alice, au théatre de verre, à l'écobox, à l'arrière cour 93, au bois dormoy et au shakirail.





Plus d'infos sur l'évènement et les lieux
Toute la programmation ici

L'évènement prévu au Shakirail est un film collectif et interactif réalisé par le collectif Curry Vavart (presque) au grand complet !
Une transformation "live" du classique du cinéma d'épouvante. "La Maison du diable" (The Haunting", E.-U., 1963, 110min.) de Robert Wise, en film interactif et pour une séance unique de "cinéma dynamique" !




Et pour l'occasion, Derek Woolfenden nous a encore pondu un texte de présentation qui rend intelligent !

Cette séance est l'occasion de renouer avec une histoire « désavouée » du cinéma, celui issu du cirque, de la foire, du parc d’attractions, du train fantôme et de la maison hantée, du théâtre grand guignol au cabaret, mais surtout de ses véritables origines (celles liées au contexte social des premières projections publiques).
C'est également l'opportunité de "mettre en abîme" notre démarche critique et artistique vis-à-vis de l'establishment culturel : "habiter" (hanter ?) littéralement le film à l’image des lieux qu’on récupère et investit de manière temporaire pour exprimer nos pluridisciplinarités artistiques. La
Maison du diable est contemporain des préoccupations critiques des Situationnistes français (héritiers du Lettrisme) et celles commerciales américaines de Wiliam Castle qui visaient à affranchir les films de leur cadre en attentant directement au confort "sacré" du spectateur dans une salle de cinéma.

"Il y a quelque chose de bénéfique dans ce genre de spectacle, qui purge le bon sens béat du cartésien, et déchaîne nos ogres et nos succubes préférés. On y
retrouve sans mal les plus nobles perversions du romantisme anglais et allemand. (...).
Dans cette maison hantée que visitent deux médiums et un parapsychologue éminent, rien sans doute n'existe, que les fantômes de notre subconscient. Mais si la peur est transférable, si elle s'agglutine autour du moindre noyau d'ombre et de refoulement, elle peut assumer les proportions d'un cataclysme hurlant, d'une régression vers l'inhumain." (Robert Benayoun)

Enfin, c'est le prolongement d'une réussite majeure de l'histoire du cinéma de terreur réalisée par l'un des plus grands "artisans" d'Hollywood, sous-estimé, avec ses compères Richard Fleischer et Mark Robson, par la politique - abusive - des auteurs. Pourtant, ils ont travaillé durant l'âge d'or de la RKO (années 30 et 40). Et Wise, monteur hors pair à ses débuts, a participé aux films d'Orlon Welles (Citizen Kane, La Spendeur des Amberson), mais surtout aux grands films de terreur suggestive des productions de Val Lewton (La Malédiction des Hommes-Chat, Le Récupérateur de Cadavres), avant de réaliser quelques chefs d'œuvre en tous genres : Né pour tuer, Ciel Rouge, Nous avons gagné ce soir (film de boxe en temps réel !), Le Jour où la Terre s'arrêta, Marqué par la haine, Je veux vivre !, Le Coup de l'escalier, La Canonnière du Yang-Tse ou encore Le Mystère Andromède. De plus connu, on lui doit West Side Story et La Mélodie du bonheur.


 

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