dimanche 11 mars 2012

Vernissage du CP5 le 15 mars


Jeudi 15 mars à 19h, Curry Vavart vous présente Le CP5, un espace d’expositions artistique éphémère, installé dans le hall d’entrée d’un ancien vestiaire SNCF, complètement habillé de contreplaqué 5mm vernis pour ce projet.



Il y a encore deux ans, ce bâtiment des années 20, situé dans le 18e arrondissement de Paris, accueillait les derniers ouvriers du site SNCF Pajol, actuellement en réaménagement. Le hall d’entrée est une place de choix : seul et unique accès aux vestiaires, douches et réfectoire, utilisés par plusieurs centaines de cheminots chaque jour, des vitrines destinées à l’affichage syndical occupaient ses murs.
Aujourd’hui, le bâtiment désaffecté a été investi par le collectif d’artistes Curry Vavart en convention avec la SNCF. Des ateliers et bureaux partagés, une salle de répétitions, installés temporairement jusqu’à réhabilitation du bâtiment, reçoivent les artistes et associations membres du collectif.
Investies à plusieurs reprises par les artistes pour présenter leur travail, c’est de ces vitrines qu’est parti le projet du CP5 afin de doter le bâtiment d’un espace d’exposition optimisé.

La première exposition du CP5 intitulée « A l’ouvrage » est consacrée à la rencontre, plus fréquente que l’on croit, entre le monde artistique et le monde du travail, écho aux vies personnelles des plasticiens du collectif qui, peu nombreux à vivre de leur art, sont plusieurs à avoir trouver un compromis bien utile avec le monde du travail non artistique. Opposition ancestrale, au XVIIIe siècle, les beaux arts cherchent à se distinguer de la technique et de l’artisanat ; mais, bien plus tard, la critique produite par les artistes dans les années 70 à l’encontre du monde de l’entreprise, jugé alors peu créatif, poussera le monde du travail à faire de l’imagination et de la créativité des qualités indispensables du salarié, inaugurant ainsi l’ère du management moderne.

Au fond, n’oublions pas que pour mener à terme ce projet d’espaces d’exposition temporaire et pouvoir y exposer leurs oeuvres, les plasticiens ont dû nettoyer, mesurer, découper à la scie sauteuse, poncer, visser, vernir et peindre durant plusieurs jours, dans cet ancien couloir de travailleurs !
(Vincent Prieur, plasticien.)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire