jeudi 12 avril 2012

KinoClub 17ème édition : Au-delà ...

Dimanche 22 avril, un KinoClub exceptionnel
 (comme les autres !)
Une programmation liée au thème douloureux du deuil et de son extension crue ou fantasmée concernant la mort, voire l’au-delà… 
Âmes sensibles (vraiment) s’abstenir.

Ouverture des portes à 19h, film à 20h.
ATTENTION A LA JAUGE ! VENEZ A L'HEURE ...



CELA NE S'EST JAMAIS PASSE de Alessia Chiesa
(2012, Couleur, 14 minutes).
Avec Flore Geillon, Jacques Kaminski, Emmanuel Trousse
L’obscurité d’une maison se dissipe peu à peu face à l’arrivée de l’aube ; entre sommeil et éveil, la certitude s’efface.

5H30 de Loréna Dozio (2011, Couleur, 3 minutes).
Avec Loréna Dozio, Edmée Suter, Marlise Suter, Liliane Foglia et Andrea Suter.
Vidéo performance sur le passage du visible à l’invisible, sur la disparition.
« J’ai décidé de ne pas filmer de visage, ni d’autres corps au-delà du mien : mon corps et le paysage deviennent les seules surfaces de projection des questionnements de cette transformation. » (Loréna Dozio)

THE ACT OF SEEING WITH HIS ONE'S OWN EYES 

de Stan Brakhage (1971, Couleur, 32 minutes).
(Réservé à un public très averti)
« Ce qu’il faut, c’est se soulever de terre par les cheveux, c’est se retourner à l’envers comme un gant et voir tout avec des yeux neufs » - Marat-Sade de Peter Weiss

Ce film fait partie d’une trilogie, consacrée aux phobies sociales (et morales) de son auteur avec Eyes (l’institution policière) et Deus Ex (les hopitaux), et tournée à Pittsburgh aux Etats-Unis. Expérience limite dans l’histoire du cinéma, ce dernier opus montre des médecins légistes au travail dans une morgue… Ce film sera suivi d’un court débat.

L’AU DELA de Lucio Fulci (L’aldilà, 1981, Couleur, 87 minutes)
Avec Catriona MacColl et David Warbeck.
Une jeune femme hérite d’un vieil hôtel à La Nouvelle-Orléans, lequel fut jadis construit sur l’une des 7 portes de l’enfer. Une succession étrange de morts s’ensuit…

« Le cinéma de Fulci est un cinéma véritablement immersif. Il s’agit pour lui de plonger dans l’abject, de tirailler l’œil et l’image, de démunir le sens, saturer la sensation, de dérégler et révulser le visible, réaffirmant par là même le regard du spectateur comme moteur esthétique principal du film. » (Xavier Robert)

Lucio Fulci est l’un des cinéastes qui a le mieux rendu ce que représenterait, dans son abstraction la plus aberrante et absurde, la paralysie de la peur. Pas de suspense, juste une forme de « léthargie temporelle ». Les personnages sont voués à mourir de manière lente et affreuse. Ils auraient le temps de s’enfuir, mais rien n’y fait : nous sommes dans un film et appartenons donc à une logique onirique. Et s’ils s’enfuyaient ?! L’agression meurtrière d’un zombi ou d’un revenant surgira quand même d’un plan à l’autre, de son contre-champ ou de son hors-champ. Les corps de ses personnages sont friables, manipulables, perméables, interchangeables et corruptibles. Ce sont de simples enveloppes que l’on peut habiter sans problème et animer selon tous nos désirs (et nos peurs).


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